L'envie d'écrire me reprend.
Mes maux de tête également.
Le soleil revenu, mon crâne est écrasé comme dans un dur étau.
Le monde se meut autour de moi. Il tourne... Tourne... Douloureuse danse...
Des étoiles jaunes dans le ciel bleu.
Mon crâne se fend, se recolle puis, se refend.
A présent, la pression est telle qu'il tend à exploser.
Question de minutes, questions de secondes...
Les étoiles jaunes qui tombaient du ciel bleu se métamorphosent en de grosses taches noires semblables à des trous béants... La toile se fend. Tout le beau paysage se noie dans le noir. La vue de mon jardin se parcelle. Ma vision se morcelle. Et puis,... et puis plus rien.
La nuit en plein jour. La nuit à deux heures de l'après-midi.
La moitié de mon visage s'endort sous les picotements. Il se fige.
Mes mains subissent le même sort et perdent leur capacité à s'ouvrir et à se refermer.
Ma tête va exploser. Et maintenant, j'aimerais tant qu'elle explose et, enfin, me libère de ce mal qui, j'en suis certaine, parait aux personnes n'ayant jamais à subir une telle descente en enfer bien superficiel.
Ce crâne, je le fracasserais bien contre les murs.
Cette descente en enfer s'appelle Migraine ophtalmique.
Chaque année, lorsque le soleil réapparait pour le plus grand bonheur de nous tous ou presque, ça revient.
Les symptômes sont simples à détecter et émergent comme une suite de troubles bien ordonnés.
Tout d'abord, les étoiles apparaissent... les tâches noires...
Ensuite, la danse du monde...
Puis la tête devient lourde, très lourde...
La langue, le visage, la main et parfois le bras se paralysent.
Les nausées surgissent.
Le flou emporte la vision dans un tourbillon de tâches sombres
Le NOIR.
Le crâne qui se fendille.
Une tronçonneuse départageant mes deux hémisphères doucement.
Vives douleurs en arrière des yeux.
L'envie de jouer au bélier... foncer dans le mur la tête la première...
La SOLUTION :
Chambre obscure
Lunettes de soleil
(sachant que le moindre faisceau de lumière est un véritable coup de massue au niveau céphalique)
Dafalgan fort combiné à un autre antidouleur encore plus vigoureux.
Canapé
DODO le plus rapide souhaité.
Attendre.
Texte pour mettre des mots sur des maux.
Pour qu'enfin, ceux et celles qui ne ressentent jamais de pareilles souffrances, voient à quoi ressemblent mes journées de « congés ».
J'ai ça depuis mes 12ans. C'est annuel. C'est à vie. C'est héréditaire.
Merci.
Image : Photo ratée prise par mes soins hier soir.
Effet néanmoins présent.